Créations collectives

Un projet collectif, c’est quoi ?
Il s’agit d’un projet construit en lien avec les habitants, avec les ressources humaines, historiques, artistiques qui composent la richesse du territoire. Un projet artistique qui interroge la mémoire, les traces, les modes de vie, le quotidien tout autant que le merveilleux et les rêves de la « communauté humaine ».
En créant autour de sujets locaux et universels.
En permettant les rencontres, le travail collectif (qu’il y ait une personne ou un groupe).
En associant les associations, les particuliers, les entreprises…
En faisant un travail d’éducation populaire et de création artistique.
En laissant une grande liberté de création aux artistes, tout en les accompagnant.

Trois projets collectifs traversent la saison 20-21. Ils mobilisent, à différents niveaux de participation, les forces vives du territoire dans lequel La Mégisserie est implantée :

OU ATTERRIR ? – CREATION

Consortium Où atterrir – S-Composition
«  Nul autre que le citoyen n’est en mesure d’explorer et de décrire ce à quoi il est réellement attaché. Et sans cette auto-description, point de compréhension réelle du territoire vécu. » Bruno Latour

Pour ce projet collectif, pendant un an, trois groupes de personnes se retrouvent pour penser ensemble, partager leurs doutes, dire ce qu’ils veulent profondément pour le futur. Dire aussi ce qu’ils ne veulent plus. Pendant un an, ils discutent mais ils dansent aussi. Ils pensent, se disputent mais se touchent aussi. Ils s’interrogent, ils apprennent et ils chantent aussi.
Leurs réflexions passent par leur histoire, leur géographie, leurs larmes et leurs enthousiasmes.
Pendant un an, ils ont lié leurs sens et le sens, grâce à l’art et à la science.
Pendant un an, ce pari : de mieux se comprendre, d’inventer une méthode mouvante sur le fil du funambule entre le politique et le poétique. C’est tout ce cheminement, artistique, inventif, scientifique, politique, philosophique qu’ils partageront dans cette création.

LES POISSONS VOLANTS – CRÉATION – Projet

Cie Sous la Peau, Claude Brumachon et Benjamin Lamarche / Collège de Chalus (87) / Entreprise Broussaud

Claude Brumachon et Benjamin Lamarche (chorégraphes installés en Limousin, après plus de vingt ans à la tête du Centre Chorégraphique National de Nantes) aiment tisser des ponts entre les différents lieux qu’ils parcourent et les gens qu’ils y croisent. C’est ainsi qu’on les voit voyager et travailler entre Perm (Russie) et Magnac Laval, entre le Costa Rica et Saint-Junien, entre le Grand Ballet de Genève et les enfants de l’APAJH de Limoges. « On aime les gens », ils nous disent. Et ils aiment la danse, passionnément. Et ils aiment la partager !

C’est pourquoi, nous poursuivons notre collaboration avec eux, avec cette fois-ci un nouveau projet totalement imaginé à l’intention d’une classe de collégiens. Une vingtaine de collégiens seront sur la scène de La Mégisserie, après une année d’ateliers et de répétitions, pour un spectacle de danse inspiré de l’œuvre de Prévert. Le projet, à l’initiative d’un professeur d’arts plastiques du Collège de Chalus (87), consiste aussi à faire travailler deux autres classes de collégiens sur une exposition et sur des chaussettes en collaboration avec l’usine Broussaud située aux Cars, commune riveraine. Bien sûr les chaussettes, créées par les élèves, seront portées par les apprentis danseurs lors du spectacle final ! (Projet programmé en 2019-2020 et reporté en 2020-2021 pour cause de Covid 19).

LE TERRITOIRE DU QUOTIDIEN – CREATION

S-Composition – Jean-Pierre Seyvos

Le territoire du quotidien est une création partagée, c’est à dire entièrement co-créée à toutes les phases – de la réflexion à la réalisation sur scène – par et avec un collectif de collégiens et lycéens de la cité scolaire Louise Michel – Paul Eluard de Saint-Junien. Le territoire du quotidien a comme sujet global la transition écologique, en questionnant ce qu’il est nécessaire et/ou essentiel de faire aujourd’hui pour répondre aux enjeux cruciaux de la situation actuelle.

L’entrée choisie est celle d’une auto-description du terrain de vie (cf. « Où atterrir » de Bruno Latour) des jeunes et de l’établissement, puis d’un partage collectif sensible (par l’artistique) de cette auto-description, entre eux et avec le public de l’établissement et un large public extérieur.