C'est comme ça
Texte et mise en scène Issam Rachyq-Ahrad
SÉANCES SCOLAIRES
26-28 JANVIER
Hors les murs
THÉÂTRE
Texte et mise en scène Issam Rachyq-Ahrad
Jeu Issam Rachyq-Ahrad (en alternance)
Collaboration artistique Thibault Amorfini
Dramaturgie, scénographie, lumière Fred Hocké
Création son Frédéric Minière
Chant Jeanne-Sarah Deledicq
Régie lumière son et vidéo Zacharie Dutertre / Nicolas De Castro / Fréd Hocké / Léopold Frey
Administration Sébastien Castella / Production et diffusion Alexandre Slyper / Production Iwa compagnie / Co-productions L’Avant-Scène Cognac – Scène conventionnée d’intérêt national art et création, Théâtre d’Angoulême – Scène Nationale, Le Grand T – théâtre de Loire-Atlantique, Théâtre Gérard Philipe – centre dramatique national de Saint-Denis, Le Meta – CDN Poitiers Nouvelle-Aquitaine, L’OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine / Soutiens CENTQUATRE Paris, OARA, Drac Nouvelle-Aquitaine, Département Charente, Communauté d’agglomération du Grand Cognac, Ville de Cognac
En coréalisation avec

©Alexandre Slyper ©Xavier Cantat

Issam Rachyq-Ahrad, auteur, metteur en scène et comédien, aime le foot tout autant que Molière. Il incarne à merveille la réussite de ces jeunes français issus de l’immigration marocaine dont on peut dire qu’ils sont bien intégrés. Autour d’un thé, avec humour et tendresse mêlées, donnant la parole à sa mère qui porte le voile (mais seulement depuis la mort de son père), il revient aujourd’hui sur son enfance et son adolescence et la honte qu’il a pu ressentir de ne pas avoir grandi dans la culture dominante.
Le 11 octobre 2019, lors d’une séance du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, un élu du Rassemblement National a violemment pris à partie une femme voilée qui accompagnait des élèves lors d’une sortie destinée à les sensibiliser aux valeurs de la République. Son fils de dix ans était à ses côtés. Cette agression verbale fut un déclencheur pour Issam Rachyq- Ahrad, lui rappelant sa propre enfance, allant de scènes d’humiliation à sa honte à lui et au silence de sa mère. Issam adulte convoque les souvenirs de sa vie quotidienne auprès de sa mère pour sortir de son incompréhension et de son propre préjugé contre ce bout de tissu qu’elle porte.
Se dessine alors peu à peu le portrait sensible d’une mère, qui rend hommage à sa dignité. Porteur d’un théâtre destiné à tous, et notamment à ceux qui s’en sentent éloignés, Issam Rachyq-Ahrad mêle lucidité, humour et tendresse pour parler des relations entre parents et enfants et de la place de chacun au sein de la société.
En déplaçant le regard sur celle qui le porte plutôt que sur le foulard lui-même, il propose une rencontre et offre à sa mère, comme à nous tous, la possibilité d’une réparation.
Originaire de la ville de Cognac, Il est diplômé du Conservatoire national de Bordeaux et de l’École Nationale d’Acteurs de Cannes. Il commence sa carrière théâtrale sous la direction de Nadia Vonderheyden et de Catherine Marnas. Par la suite, il joue dans les créations de Cécile Backès J’ai 20 ans qu’est ce qui m’attend ? Ahmed Madani Illuminations, Alain Timar Ô vous frères humains, Mohamed El Khatib Finir en beauté, Nasser Djemaï Vertiges et Cécile Arthus Eldorado Dancing. Au cinéma il joue dans les fictions de Géraud Pineau, Mohammed El Kathib Renault 12 et Laurent Teyssier 8 et des poussières. Il est aussi Professeur d’Art Dramatique et mène en parallèle des activités de pédagogie auprès de différents publics.
Son projet de mise en scène est né en 2018 avec le désir de l’écriture, toujours sensible aux problématiques de la société contemporaine. Inspiré par l’événement du 11 octobre 2019, il décide de fonder sa Compagnie Iwa domiciliée à Cognac.
« En se faufilant dans l’intimidé tranquille d’une famille marocaine, Issam Rachyq-Ahrad compose une élégante réponse aux facteurs de haine ». Télérama (avril 2024)
« […] il habite le plateau de sa présence lumineuse, cabotine parfois mais sans jamais grossir le trait, charme d’un regard, d’un sourire ravageur. […] Sa langue fluide, sans prétention, mais profondément humaine, attrape au vol, titille nos consciences et déboulonne imperceptiblement préjugés et idées reçues. » L’œil d’Olivier (2024)





