Une Cerisaie

MISE EN SCÈNE AURÉLIE VAN DEN DAELE
TEXTE ANTON TCHEKHOV

Mardi 13 octobre
19h Départ navette

Théâtre de l’Union – Limoges
2h40
Tarif A
Départ de la navette à 19h devant La Mégisserie.
Retour à La Mégisserie estimé à 23h15.
La navette est comprise dans le tarif et obligatoire pour cette sortie à Limoges.
THÉÂTRE /  DÈS 14 ANS
Traduction André Markowicz et Françoise Morvan
Avec Mathias Bentahar, Claire Chastel, Marie-Sohna Condé, Alexandre Le Nours, Océane Court-Mallaroni, Inès Musial, Sidney Ali Mehelleb, Rémi Rauzier, Noémie Rimbert, Gurshad Shaheman
Collaboratrice à la mise en scène et écriture Charline Curtelin
Magie Claire Chastel
Régie générale Arthur Petit
Scénographie Francois Gauthier-Lafaye
Création lumière et vidéo Julien Dubuc
Création sonore Camille Vitté
Assistant créateur son Milhann Chodorowski
Création costumes Adélaïde Baylac-Domengetroy, assistée de Christine Ducouret
Construction décors Les ateliers du Théâtre de l’Union, responsable atelier Nicolas Brun
Réalisation costumes Les ateliers du Théâtre de l’Union, chef d’atelier Simon Roland
Cette création est accompagnée par l’équipe permanente du Théâtre de l’Union
Théâtre de l’Union – CDN du Limousin ; en coproduction avec le Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val-de-Marne, L’Empreinte – Scène Nationale Brive-Tulle, Nouveau Théâtre Besançon – CDN, Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace ; avec le soutien du Fonds d’insertion de l’ESTU ; avec le soutien du dispositif d’insertion professionnelle de l’ENSATT, en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête. / Le spectacle bénéficie du soutien au grand plateau de la DRAC Nouvelle-Aquitaine. / Production-Diffusion Marion Bouchacourt, Soraya Jasmin.
©Thierry Laporte

Dans une distribution intergénérationnelle, et avec une dimension magique, Aurélie Van Den Daele s’empare de la dernière pièce de Tchékhov pour nous en donner une version, la sienne. Elle parle de nous toutes et tous à travers la vente d’une demeure, véritable trait d’union entre les êtres…

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Aurélie Van den Daele, metteuse en scène d’écritures exclusivement contemporaines, à monter ce monument du répertoire ? A Saint-Priest-Taurion, une vieille maison abrite l’ESTU (ex « académie »), l’Ecole Nationale de Théâtre adossée au Théâtre de l’Union. Avec son parc, son bâti d’une autre époque, les 11 séquences (1 promotion d’une douzaine d’élèves tous les 3 ans) qui s’y sont formées au métier d’acteur·ices, cette demeure a manifestement une âme et, elle aussi, va bientôt être vendue… 

Une Cerisaie s’emploie à représenter, dans une résonance forte avec le monde d’aujourd’hui, un lieu au seuil de sa disparition, un monde au bord du changement et, sous les banalités échangées – « On entend la vie se dérouler comme si on avait laissé un magnétophone branché. » disait Peter Brook- les âmes solitaires d’une multitude d’individus auscultées au scalpel par le plus célèbre des auteurs russes.

J’ai cru que c’était ma fascination pour les lieux et leurs histoires qui me guidait à monter « La Cerisaie ». J’adore le roman graphique « ICI », ou chercher dans les couches de papier peint qui se superposent dans les maisons anciennes, où se nichent les histoires, les appartenances, les fantômes.
Revenir sur nos pas. Cette série photo comme une fulgurance qui débarque dans une croyance que mon intuition pour travailler « La Cerisaie » était celle de la mémoire d’un lieu.
Revenir sur nos pas. C’est une série photo de Guillaume Bression et Carlos Ayesta qui propose à des habitant·es de Fukushima de revenir dans un lieu qui leur était cher. Le lieu est tel qu’on l’a laissé, souvent dévasté, abimé, et chacun ou chacune y pose, dans une position « réaliste ». Le décor est acteur et le sentiment advient. Cette série photo agit comme un révélateur de mon désir de théâtre, une fulgurance. Je comprends quelque chose de ce que je veux faire en regardant les photos, et de comment aborder la question du lieu mémoire. Ce projet sera celui d’un chemin. Celui de rêver à cette distribution intergénérationnelle incroyable qui architecture âge, classes et questions métaphysiques. Cette femme, Lioubov, souvent dépeinte comme une bourgeoise, mais qui est une femme qui cherche l’amour, plus encore depuis la perte de son enfant. Puis se mettre dans les habits de Lopakhine, le moujik devenu commerçant qui a réussi. Celui par qui la vente arrive et qui concentre toutes les questions de lutte des classes agitées par la pièce. Mais aussi tous ces personnages dont leurs âmes sont auscultées au scalpel, alors qu’ils ne semblent souvent nous dire que des choses simples.
Aurélie Van den Daele : Après une formation de comédienne, Aurélie Van Den Daele choisit de se consacrer entièrement à la mise en scène. Elle développe un théâtre politique de fiction qui tisse des liens entre la petite et la grande Histoire, tout en intégrant des outils technologiques à ses créations. Elle y explore la dichotomie entre sens et image, verbe et sensation. En 2021, elle est nommée directrice du Théâtre de l’Union, CDN du Limousin, ainsi que de l’École Supérieure de Théâtre de l’Union, où elle développe un projet axé sur les vivants et les écritures contemporaines.
« Ces personnages créés par Anton Tchekhov il y a plus de cent ans nous donnent l’impression, dans la mise en scène inspirée et vivante d’Aurélie Van Den Daele, d’être à la fois eux-mêmes et nos contemporains. Ils existent pleinement aujourd’hui, expriment toute la profondeur des solitudes et des blessures qui font de La Cerisaie une œuvre bouleversante ». La terrasse (mai 2026)
« Une Cerisaie pleine de force qui s’appuie sur un jeu très engagé, une scénographie incandescente et l’amplification du récit par la musique, le chant, la danse et la magie. » Culturefirst

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