Joue ta Pnyx

Compagnie Les guêpes rouges – Théâtre

SÉANCES SCOLAIRES
6-8 AVRIL
La Mégisserie – Le Cube
1h30
Ce spectacle est présenté dans le cadre du festival SURINFLUENCE.
Toute la programmation du festival est à découvrir bientôt !
THÉÂTRE PARTICIPATIF /  DÈS 12 ANS
Conception et mise en scène Rachel Dufour
Regard extérieur Chrystel Pellerin
Jeu et écriture de plateau Rachel Dufour & Pierre-François Pommier
Scénographie Yolande Barakrok
Création et régie lumière Catherine Reverseau / Théotime Aguilar
Construction François Jourfier
Collaboration philosophique Gerard Guieze
Collaboration histoire des démocraties Malek Rabia
Écriture spécifique Florence Pazzottu
Coproductions La Passerelle – Rixheim (68), Scènes et territoires en Lorraine (57), SIMONE Camp d’entraînement artistique – Chateauvillain (52), Théâtre de Givors (69), Espace Prévert à Savigny-le-Temple (77), La Coloc’ – Scène conventionnée régionale Cournon d’Auvergne (63), L’Amphithéâtre Pont de Claix (38) | Espace Malraux – Scène Nationale de Chambéry (73) / Lauréat 2020 du Fonds de soutien doMino – Plateforme Jeune Public Auvergne-Rhône-Alpes / Accueils en résidences de création Gondrecourt (55), La Cour des Trois Coquins – Scène vivante – Ville de Clermont-Ferrand (63), SIMONE Camp d’entrainement artistique – Chateauvillain (52), La Passerelle – Rixheim (68), Espace Prévert à Savigny-le-Temple (77), La Coloc’ – Scène conventionnée régionale Cournon d’Auvergne (63), Théâtre de Givors (69), Espace Malraux – Scène Nationale de Chambéry (73), L’Arc-en- Scène – Scène Nationale du Creusot (71)
© LesGuêpesRouges

La Pnyx est la colline qui surplombait Athènes et où les citoyens se retrouvaient pour discuter et voter les lois. On y votait à mains levées. Beaucoup de mains, car ils devaient être minimum 6000 citoyens présents pour qu’une loi soit adoptée. Les femmes, les pauvres et les étrangers étaient exclus de cette assemblée… pas très démocratique ! Au-delà d’un spectacle, cette expérience donne la parole aux citoyens en devenir. Formant une assemblée comme en – 480 en Grèce, les élèves peuvent en distinguer les manques et inégalités. Puis, ils reproduisent cette assemblée, mais en 2026. Des groupes se créent, se mélangent, s’additionnent pour essayer de trouver des solutions, des réponses aux questions posées par les artistes et comprendre les principes de démocratie, d’égalité et de justice.

Les guêpes rouges-théâtre n’avaient jamais vraiment pensé créer des spectacles jeune public…jusqu’en 2016.
En résidence de territoire en quartiers prioritaires à Clermont-Ferrand, les échanges avec les habitants ont fait apparaître la nécessité de répondre à la demande : « faites quelque chose pour les enfants ». Mais bien sûr, on voulait faire une proposition qui sorte de l’ occupationnel et aussi qui libère les adultes et nous permette de capter leur attention. De là sont nés les prémices d’un premier spectacle jeune public qui est devenu ON INVENTERA LE TITRE DEMAIN / expérience collective sur l’avenir pour 30 enfants de 8 à 12 ans. Le spectacle a été créé en octobre 2017 et a été joué 80 fois depuis. Et, on y a pris goût : cultiver des projets qui mettent en jeu une parole individuelle, collective et citoyenne avec les enfants, adosser poésie, abandon des corps, règles de liberté et philosophie. Après quelques représentations « hors tranches d’âge » de ce spectacle, on s’est dit que à partir du collège, il y avait collectivement un répondant et un goût de la pensée à égalité (sans surplomb adulte) qu’on avait bien envie de cultiver. Après tout un travail construit en quartiers prioritaires autour de la démocratie en 2019, l’idée de cette nouvelle création jeune public a commencé à poindre. Ce travail rejoint les axes artistiques, esthétiques et politiques de la cie qui réfute volontiers les notions de personnages, de psychologie du jeu, de costumes et d’histoires qu’on raconte. Nous faisons régulièrement appel à des auteurs vivants et imaginons des dispositifs performatifs pour faire apparaître des possibles collectifs dans nos propositions.
Elle est implantée à Clermont-Ferrand et est née en 2002. Son théâtre est protéiforme et il s’invente à chaque geste : il cherche à créer des expériences collectives. Qu’elles soient hors plateau sous forme d’agoras de poche, au plateau en se jouant des frontières, dans des dispositifs d’implication où spectateur·ices et citoyen·nes ne font plus qu’un, avec des acteur·ices qui n’engagent pas nécessairement la notion de personnage, et avec des textes qui se construisent à la fois au plateau, en commandes d’écriture immersive ou en direct pendant la représentation. La question du processus démocratique traverse notre travail. Il ne s’agit pas uniquement d’interroger le processus démocratique dans le geste même de la création, mais aussi de faire faire un pas de côté à la représentation. Théâtralement, cela implique des dramaturgies de la relation davantage que de la narration, et des dispositifs d’accueil et de possibles : créer une hospitalité de l’expérience collective dont la spécificité est qu’elle naît du théâtre. Le théâtre est ici un déclencheur et un catalyseur, il donne des forces, il accueille des possibles, il les sublime. Cela suppose de penser autrement des écritures, des positionnements d’acteurs, des dispositifs scénographiques, des enjeux de mise en scène.
Pendant ses études au Conservatoire de Clermont-Ferrand en Art dramatique, elle craint trop les risques engagés par l’abandon potentiel de ses études universitaires et elle poursuit jusqu’en maîtrise de Lettres avant de passer le Capes. C’est en 2000 qu’elle est engagée à la Comédie de Clermont- Ferrand/Scène nationale comme comédienne permanente sous la direction de Jean-Pierre Jourdain. C’est là qu’elle rentre dans la « grande maison » et saisit que le théâtre n’est pas juste une petite affaire personnelle ou amicale, mais une relation à la ville, à la littérature, aux spectacles, à un certain héritage, aux gens et au monde. À l’issue des 2 saisons à la Comédie, où elle a exploré une grande liberté dans la création de formats hybrides, elle veut continuer à être libre et hybride : elle crée la compagnie Les guêpes rouges-théâtre en avril 2002 pour une première mise en scène de Moi qui n’ai pas connu les hommes d’après le roman de Jacqueline Harpman. Puis elle s’oriente vers un théâtre hors les murs qui s’inscrit dans des espaces urbains autour d’écritures contemporaines.
Par ailleurs, Rachel Dufour assure de nombreuses formations pour des élèves, des enseignants ou des amateurs portant sur le jeu, l’analyse du spectacle vivant, la lecture à voix haute. L’axe général de travail s’inscrit au carrefour de la cité et du théâtre : comment être acteur de son corps et de sa parole au théâtre peut aussi permettre d’être acteur de sa vie dans le monde.
« Forte de son dispositif participatif, cette création signée la cie Les Guêpes rouges-théâtre, pousse des citoyens en devenir à s’approprier l’exercice démocratique sans attendre ». Le petit bulletin (mars 2022)

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